La cigüe dans la mort de Socrate

 

Plusieurs types de poisons sont utilisés dans la littérature comme la cigüe ou encore Conium maculatum en latin qui était à la base le poison officiel des Athéniens pour exécuter les condamnés à mort.Cette fleur se trouve actuellement en bordure de chemin ou dans les décombres dans presque toute la France et toute l'Europe.La cigüe présente des taches de couleur rouge-pourpre sur la tige. Les fleurs sont petites, blanches et réunies en ombrelles.

 

La cigüe a été utilisée comme analgésique. Cependant elle est hautement toxique du fait qu'après ingurgitation des symptômes apparaissent: refroidissement du corps, trouble, pâleur, convulsions, tremblements, insuffisance circulatoire puis la mort. La dose mortelle de cigüe pour l'homme est de 6 grammes. Ce poison est connu du fait que Socrate, étant condamné à mort, ait dû l’utiliser.

Notre première étude porte sur la mort de Socrate en 399 avant JC qui est rapportée dans Le Phédon (dialogue entre Socrate, Platon et des d'amis proches de celui-ci) en 383 avant JC. Ce dialogue est fondé sur une discussion autour de la mort, du suicide, de l’âme et du corps. Le corps de Socrate se raidit (« Il nous faisait voir que le corps se raidissait »). Dans des termes scientifiques on nomme cela raideur cadavérique qui est une perte d’élasticité des tissus et des muscles causée par la coagulation de la myosine, protéine qui joue un rôle fondamental dans les mécanismes de la contraction musculaire.

Son corps se glace (« il nous faisait voir que son corps se glaçait »), ce qui est dû à une baisse de la température corporelle. L’être humain est un organisme homéotherme, ce qui veut dire que sa température centrale reste fixe. En cas de baisse ou de hausse de température prolongée et importante, l’homme court un risque. L’hypothalamus, qui est un organe du système nerveux situé au coeur du cerveau, analyse la température du corps en permanence. Lorsque la valeur est trop basse le corps produit des frissons pour produire de l’énergie par contraction musculaire. On parle d’hypothermie lorsque la température corporelle est inférieure à 35°,ce qui peut être causée par une exposition prolongée dans une ambiance froide comme l’air extérieur en hiver ou dans une eau froide ou encore causé par une intoxication à certaines substances ( drogues, alcool, barbituriques). En cas d’hypothermie il se produit une vasoconstriction. C’est un mécanisme physiologique correspondant à la diminution du calibre des vaisseaux sanguins. Dans ces cas-là le sang passe principalement dans les centres vitaux tels que le cerveau et le coeur.

 

 

 

 

 

 De plus Socrate n’a plus de sensation. Dans ce cas le système nerveux ne véhicule plus les informations sensorielles et motrices vers les effecteurs (substance activant ou inhibant l’activité). Les messages nerveux se propagent le long de la membrane des neurones. Cependant au niveau des synapses (jonction entre deux neurones) ils ne peuvent pas se propager sous leur forme électrique, ils acquièrent alors une forme chimique. Le neurone présynaptique libère des neuromédiateurs.Ce sont des substances chimiques fabriquées par l’organisme et permettant aux cellules nerveuses de transmettre l’influx nerveux. Il existe plusieurs types de neuromédiateurs tels que l’acétylcholine, la sérotonine, la dopamine et l’adénosine qui en se fixant sur des récepteurs situés sur la membrane postsynaptique provoquent la naissance d’un nouveau message nerveux (ensemble de potentiel d’action). Mais lors d’un empoisonnement ou lors d’une ingurgitation de drogue ou de médicament, ces substances chimiques peuvent se fixer sur les récepteurs destinés initialement aux neuromédiateurs et ainsi perturber le fonctionnement de la synapse. Les neuromédiateurs ne vont plus pouvoir se fixer sur les récepteurs et le message nerveux ne sera donc pas transmis.

 

 

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