Conclusion

Les réactions physiologiques sont conformes à une réalité scientifique dans Madame Bovary de Flaubert, Thérèse Desqueyroux de François Mauriac et dans La condition humaine d'André Malraux. En effet, on peut constater que les effets apparus sous l’effet de l’arsenic sont similaires dans les deux romans : température au-dessous de la normale, grelottement, frisson, claquement des dents, corps glacé, pulsations précipitées, étouffement, halètement, raideur cadavérique, muscles rétractés. Toutes les réactions peuvent être justifiées d’un point de vue scientifique. Cette réalité scientifique est aussi dûe à une période favorable au réalisme dans les romans. Dans le Phédon, la mort de Socrate est aussi conforme puisque les effets observés après ingurgitation de la cigüe sur le corps de Socrate correspondent aux symptômes officiels définis pour la cigüe. Cependant les effets apparus dans les deux poèmes ne sont pas exactement conformes à une réalité scientifique. Il y a bien la présence de cernes violettes, le vocabulaire de l'empoisonnement, de la mort mais nous sommes dans le flou poétique. Il n’y a pas de description détaillée des symptômes. Un poème est tout d'abord un genre littéraire dont la forme est l'importance dominante. Cet art du langage fait passer des émotions et des symboles et le poison n'est utilisés dans ces textes que pour exprimer, par analogie l'amour et le spleen. 

 

 

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